Trajectoire Eau & Énergie , l’accès universel à l’eau et l’énergie 2030

Le Président de la République Gabonaise

« Nous devons agir. Nous sommes en train d'agir. »

Diagnostic national

Comprendre la Crise

Volet Eau

La crise de l'eau au Gabon, en particulier à Libreville et dans le Grand Libreville, ne résulte pas d'une cause unique. Elle est le produit d'un empilement de facteurs structurels et conjoncturels qui fragilisent l'ensemble du système de production et de distribution.

1

Des infrastructures vieillissantes (cœur du problème)

Le réseau de distribution (canalisations, stations, systèmes de pompage) est aujourd'hui fortement dégradé.

Les conduites structurantes, notamment de type DN 800 et DN 1000, présentent une porosité critique. Cette vétusté entraîne des pertes importantes, estimées entre 20 % et 30 % du volume d'eau traitée, soit un déficit d'au moins 70 000 m³ par jour.

Une part significative de l'eau produite est ainsi perdue avant d'atteindre les usagers.

2

Une demande en forte croissance

L'augmentation rapide de la population urbaine et l'extension des zones d'habitation ont fortement accru la demande en eau.

Le réseau actuel, conçu pour une capacité inférieure, ne parvient plus à absorber cette pression, créant un déséquilibre structurel entre production et consommation.

3

Une dépendance critique à l'électricité

Le système d'alimentation en eau repose directement sur l'électricité, nécessaire au pompage et au traitement.

Les perturbations du réseau électrique entraînent l'arrêt des stations de production et de distribution, ce qui impacte immédiatement la disponibilité de l'eau.

La crise de l'eau est ainsi étroitement liée à celle de l'électricité.

4

Un retard accumulé dans les investissements

Les efforts de modernisation et d'entretien ont été insuffisants sur une longue période.

  • Les projets structurants ont été engagés tardivement
  • La maintenance des installations a été limitée
  • Certaines infrastructures sont aujourd'hui saturées

La situation actuelle traduit un retard cumulé sur plusieurs années, en cours de rattrapage.

En bref

La crise actuelle s'explique par une combinaison de facteurs :

  • Un réseau vieillissant et dégradé
  • Une croissance urbaine rapide
  • Une dépendance forte à une électricité instable
  • Un retard dans les investissements et la maintenance

Il ne s'agit pas d'une panne ponctuelle, mais d'un déséquilibre structurel du système.

Volet Électricité

La crise de l'électricité au Gabon, notamment dans le Grand Libreville, résulte d'un déséquilibre structurel entre production, transport et distribution, dans un contexte de forte croissance de la demande.

1

Une production sous tension face à la demande

La capacité de production nationale est estimée autour de 600 à 650 MW, pour une demande qui peut atteindre 650 à 700 MW en période de pointe.

Dans le Grand Libreville, la demande représente à elle seule plus de 50 % de la consommation nationale.

Résultat : le système fonctionne sans marge de sécurité — le moindre incident entraîne des délestages.

2

Une dépendance à quelques infrastructures critiques

Une part importante de l'électricité repose sur un nombre limité d'unités :

  • Les barrages hydroélectriques (Kinguelé, Tchimbélé…) constituent une base importante mais dépendante des conditions hydrologiques
  • La centrale flottante Karpowership fournit jusqu'à 150 MW, soit environ 25 % de la demande du Grand Libreville

La perte d'une seule unité majeure peut retirer 10 à 25 % de la capacité disponible.

3

Un réseau de transport fragilisé

Le réseau haute tension, notamment les lignes 90 kV, présente des fragilités structurelles.

  • Incidents techniques réguliers sur les axes stratégiques
  • Réseau parfois saturé
  • Difficulté à redistribuer l'énergie en cas de panne
4

Un retard d'investissement accumulé

Le système électrique est marqué par un déficit historique :

  • Des investissements quasi inexistants pendant plus de 15 ans
  • Des infrastructures aujourd'hui proches de la saturation

En bref

La crise actuelle repose sur des ordres de grandeur simples :

  • 600–650 MW produits pour 650–700 MW demandés
  • Jusqu'à 25 % de la production dépend d'une seule centrale
  • Un réseau vieillissant avec des incidents fréquents
  • Un retard d'investissement de plus d'une décennie

Le système est en déséquilibre permanent.

Stratégie opérationnelle

La Réponse de l'État

Feuille de route — Eau
ContexteAoût 2023— Depuis août 2023 : un rattrapage accéléré et structuré

Depuis le début de la Transition en août 2023, le Président de la République a engagé une dynamique de rattrapage structurel dans les secteurs de l'eau et de l'électricité. L'ambition est de sortir d'un système fragile, hérité de plusieurs années de sous-investissement et de déséquilibres, pour construire un modèle plus robuste, plus fiable et durable.

Cette réponse repose sur deux leviers complémentaires : un effort d'investissement significatif et une réforme en profondeur de la gouvernance du secteur.

Investissements

Plusieurs projets majeurs engagés en moins de deux ans, représentant des centaines de milliards FCFA : Kinguélé Aval (~120 Mds), Karpowership (150 MW), réseaux hydrauliques et électriques.

Gouvernance

Administration provisoire, audit SEEG, scission en deux entités distinctes (eau / électricité), partenariat SUEZ pour la modernisation du service d'eau et d'assainissement.

Court termeAvril – Décembre 2026Stabilisation et Urgence

Plan « Zéro Fuite »

Intervention commando sur les 15 points de rupture majeurs identifiés sur les conduites DN 800/1000.

Stock stratégique

Acquisition de pompes de secours pour réduire les délais d'intervention en cas d'avarie sur le réseau hydraulique.

Moyen terme2025 – 2026Renforcement des capacités

Renforcement hydraulique

Amélioration des stations de traitement et extension du réseau de distribution vers les zones périphériques.

Renouvellement des conduites

Remplacement progressif des conduites critiques DN 800/1000 pour réduire les pertes estimées à 20–30 %.

Long terme2027 – 2030Transformation durable

Indépendance hydraulique

Construction de nouvelles unités de traitement pour porter la production nationale à 350 000 m³/jour.

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Une cellule de sinistre dédiée est ouverte. Vous disposez de 48h pour signaler l'incident. Si la responsabilité du réseau est établie (surtension), une procédure d'indemnisation est engagée selon le barème officiel.

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La facturation (notamment Edan) est basée sur la consommation réelle. Les interruptions n'engendrent pas de frais de consommation, mais les redevances fixes liées à l'abonnement et aux taxes municipales restent dues conformément à la réglementation.

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